C’est une matriarche comblée qui a quitté cette vallée de larmes en fin mai dernier. Maman Miekue Jacqueline de son nom est née vers 1953 à Bamenyam. Elle a fait sa part comme qui dirait en laissant derrière elle et de ses œuvres, une petite tribu de 5 enfants, 32 petits-enfants et 09 arrière-petits-enfants. Jusqu’à ce que ses forces l’abandonnent, elle a accompagné les siens de son affection du mieux qu’elle a pu avant que le Seigneur ne la rappelle à lui. Elle rejoindra ainsi son époux Papa Mbouedia Bernard qui l’avait précédée dans cette vallée de l’ombre depuis 2018. Elle était et reste la mère de Fofié Mbouedia Christophe, le Préfet du département de la Mifi, à qui tout naturellement la rédaction de Ouest Echos réitère ses condoléances les plus attristées.
Maman Miekue est donc venue. Elle a vu. Elle a vaincu. Ceci expliquant cela, Sa vie bien remplie expliquant le contexte, les siens qui l’accompagneront aux limbes ce 11 juillet 2026 se sont refusé de se laisser contrôler par la douleur, précisément parce que le repos est le salaire de ceux qui ont combattu le bon combat comme Maman Miekue Jacqueline. Voilà pourquoi, le programme funéraire fait une grosse ouverture à la communion, notamment avec ce match de football à la mémoire de la défunte au stade de la chefferie supérieure Bamenyam le 10 juillet 2026, quelques heures après que sa dépouille soit arrivée sur cette terre qui l’a vue naître.
On aura ainsi l’occasion de communier avec Sa Majesté Mouozié Moko Rodrigue, le chef supérieur du groupement Bamenyam, lui aussi concerné au premier chef par ce décès et le temps de cette communion, les uns et les autres sècheront les larmes qu’ils avaient coulées lors de la levée du corps dans la matinée à la morgue de Mbouda. Une pause ludique avant l’autre grand moment de séparation prévu le samedi 11 juillet 2026, lorsqu’il faudra « garder le corps » comme on le dit dans le jargon des populations de l’Ouest.
MEP

