Sur son faire part, les siens lui ont brodé une biographie des plus simples : « Après le décès de notre Père, le 23 juillet 1985, Maman a consacré sa vie à l’éducation de ses enfants et à la transmission de l’amour à ses petits-enfants. Elle a eu la grâce de serrer contre elle ses arrières petits-enfants. Elle a souvent affronté l’adversité, sans jamais abandonner son combat pour le renforcement de la cohésion familiale. Son départ nous laisse sans voix. Mais elle a tracé la voie à suivre, dans la paix et l’amour du Christ dont elle a été la servante. »
C’est tout ce qu’on peut lire sur le faire-part de la matriarche Mekü Djuidja Simone. Des mots simples et illustratifs qui cachent à peine une vie dense pour une descendance illustre. On ne le dit pas assez, la défunte était (est) la mère de Mme Helène Kenmegne-Siaka qui a été pendant longtemps la Directrice de la communication des Brasseries du Cameroun (aujourd’hui Boissons du Cameroun) poste qui lui a permis de travailler avec la quasi-totalité des médias qui s’intéressent au Cameroun et singulièrement à la vie économique du Cameroun. Fonction qu’elle a menée avec professionnalisme, passion et surtout humanité. Elle qui a parcouru tant de contrées du pays pour soutenir les journalistes, communicateurs et responsables de médias quand le sort venait à les frapper comme c’est le cas aujourd’hui pour elle.
La vie est parfois ingrate, de nombreuses personnes étant parfois oublieuses des bienfaits reçus mais on doute quand même que ce soit le cas pour une femme comme Mme Hélène Kenmegne-Siaka qui a soutenu tant de monde. Juste retour des choses, en son nom de fille prodigue, on ne serait donc pas surpris de voir les obsèques de sa mère, la matriarche Mekü Djuidja Simone, rassembler plusieurs personnalités du monde des médias ce 11 juillet 2026 à Tsela à Bandjoun, la solidarité lorsqu’on est éprouvé ayant chez nous des allures de tontine que chacun doit bouffer.
Et on l’espère aussi, cette chaleur annoncée autour d’elle sera suffisante pour lui faire oublier le temps d’un instant la douleur née de la perte de celle qui vous a donné la vie.
Rip à la mémé
Sah HOMGWONG

