Joie d’avoir revue en santé le guide de la tradition Baham, après près de quatre mois d’absence du territoire pour des raisons de santé. De sources généralement bien informées de la chefferie supérieure, aux uns et aux autres, il reprend en substance son message du 25 juin, date de son retour à Baham : « Peuple Baham, depuis environ 4 mois, votre père le Roi Baham vous a manqué. Vos prières se sont associé à la force divine qui nous a envoyé sur terre, m’ont ramené à vous et nous voici ensemble (…) Ce qui détruit notre village ce sont les querelles les disputes inutile, ensuite la haine, quelqu’un qui déteste son frère pour rien. Retenons que le Dieu Tout Puissant qui a fait le Ciel et la Terre n’a pas donné le pouvoir à quelqu’un de haïr son frère sur terre » Mise en garde ferme aux méchants. Sa Majesté Pokam Max ; n’a de cesse mis en garde ceux qui pourraient même se permettre de penser ou de faire du mal aux autres. « Retenez bien que le Dieu Tout Puissant qui nous a créés n’a donné la force à personne qu’il déteste son frère, que son frère soit sur le lit se tordant de douleur, aie j’ai mal au dos, alors que son frère y connait quelque chose ».
Réaffirmation de la foi en Dieu Tout Puissant L’autorité traditionnelle de Baham a privilégié un discours familial , il a parlé à son peuple en un père qui s’adresse à ses fils, au-delà de toute coloration politique « Je vous regarde, peuple Baham, notable Baham, Haoussa, peuple de partout, et je dis que si quelqu’un fait n’importe quoi sur son prochain alors que son jour n’est pas arrivé, alors que Dieu n’a pas accepté, rien ne lui arrivera. Je sais que ceux qui détruisent sont plus nombreux que ceux qui construisent. Mais sachons qu’en faisant du mal à l’enfant d’autrui, à ton prochain, à ton prochain, même si tu es caché dans une chambre, Dieu te voit et il te répondra. JE SOUHAITE LONGUE VIE AU ROYAUME BAHAM »
Bon à savoir, ce retour triomphal de Sa Majesté Pokam Max à Baham coïncide avec le 40eme anniversaire de reine, lui qui a pris en 1986 le trône laissé par le défunt Roi, Teguia Jean Marie, son père. Ces quatre décennies de règne est un atout pour plusieurs générations qui ont ainsi le mérite d’avoir grandi sous une même autorité traditionnelle. Une longévité contribue à renforcer le lien affectif entre le chef et son peuple.
L’accueil réservé à Sa majesté Pokam Max, gardien de la tradition rappelle que la culture demeure l’un des principaux facteurs de cohésion des communautés traditionnelles camerounaises. Un retour qui s’est transformé en une véritable célébration de la culture, de la mémoire et de la continuité d’une institution qui, quarante ans après son avènement, demeure au cœur de la vie du royaume.Bon à savoir, les cérémonies coutumières, les danses patrimoniales, les sociétés traditionnelles, les rites et les symboles royaux continuent de structurer la vie collective. Ainsi la chefferie apparaît comme le lieu où se rencontrent l’histoire, la spiritualité, la mémoire et les aspirations du peuple.
La forte mobilisation observé autour du Fo’o de Baham démontre à suffisance que, malgré les différences sociales, politiques ou générationnelles, les références culturelles demeurent capables de fédérer toute une communauté.
Une capacité de mobilisation qui constitue l’une des plus grandes forces des royaumes traditionnels de l’Ouest : maintenir en éveil nos us et coutumes tout en restant en harmonie avec les lois de la République
Gabriel YOUBI beuh chuikeueu

