La tournée entreprise par ses soins depuis quelques mois lui a permis d'apprécier le dynamisme de ses fils et filles vivants à l'extérieur. Il salue les efforts déjà fournis par Mme le maire qui ne cesse d'émerveiller les populations par la quantité et la qualité des projets qu'elle réalise dans cette municipalité. Pour pallier aux problèmes d'eau, Sa Majesté attache du prix au projet, dénommé "un quartier un point d'eau" . L'organisation de la 2ème édition du festival" Lereh " , l'octroi de 500 pieds de Raphia à ceux et celles qui disposent encore des espaces de raphias. Le développement de Babadjou dans une vision proche et lointaine nécessite la participation de tous les acteurs, hommes, femmes, jeunes. Chacun à son niveau devrait mettre la main à la pâte pour la réussite de cet ambitieux projet. Mais également, la mise en garde du chef vis à vis des paresseux qui passent leurs temps à cultiver, commercialiser et consommer le chanvre indien. Deux ans après cette installation au trône, le reporter de votre journal est allé à la rencontre du jeune chef dynamique et entreprenant Sa Majesté Sambangkeing Kaffo Langevin, qui a accepté de répondre à toutes nos questions
Ouest Echos : Merci à Sa Majesté, Sambankeing Kaffo Langevin, chef supérieur Babadjou d'accepter cet entretien accordé au journal Ouest Échos. Après votre intronisation et prise de commandement, vous êtes désormais installé au trône. Sa Majesté comment se porte le groupement Babadjoun dont vous avez la charge aujourd'hui ?
Sa Majesté Sambangkeing Kaffo Langevin : Merci pour cette opportunité que vous m'offrez, ainsi que pour l'intérêt que votre journal à travers vous accorde à la chefferie dont nous avions la charge. Je dirai que le groupement Babadjou se porte très bien. Il est bien vrai que dans chaque groupement il y a toujours des petits problèmes, mais dans son ensemble, tout va bien. Vous savez, aucune œuvre humaine n'est parfaite et nous essayons un temps soit peu à tout mettre en œuvre pour que tout marche
O.E: Sa Majesté, certains de vos fils ou filles pensent que, certaines de vos décisions sont très fortes, comment comprendre cela ?
S. M. S.K.L: vous savez qu'à la chefferie, il y a un certain nombre de litiges qui se règlent et le chef n'étant pas toujours sur place doit avoir une équipe dynamique qui pourrait bien gérer ces problèmes, rendre compte au chef. Alors quand à un moment donné, on se rend compte que l'équipe que nous avons laissée n'a pas été à la hauteur des attentes, il faut prendre des mesures fortes .Il fallait bien que je prenne un décision encore que, les populations se plaignaient énormément, hors, nous sommes là, pour le bien-être de ces populations et le chef supérieur doit avant tout écouter sa population afin de savoir quels sont leurs problèmes et trouver des solutions
O.E : Sa Majesté chef supérieur Babadjou, vous avez engagé une tournée sur le triangle national et même international, que peut-on retenir de ces différentes tournées ?
S.M. S.K.L: Ce que l'on peut retenir de cette tournée de prise de contact et de remerciements, parce qu'il faut situer le contexte de cette tournée. Depuis ma prise de fonction le 14 septembre 2024, il était de bon ton pour moi, de faire les tours pour non seulement saluer mes enfants, mais pour les remercier des actions menées à mon égard depuis mon arrestation, intronisation et sortie officielle. Je dirai que les retours sont favorables, positifs et encourageants, parce que, nous observons la ferveur populaire et nous nous rendons compte que tous les enfants sont réunis et je voudrais que tous les Babadjou partout où ils sont, doivent être unis travailler ensemble pour faire développer le Cameroun et faire avancer notre groupement
O.E: Quelles appréciations faites du dynamisme de vos enfants à qui vous avez rendu visite à Yaoundé, Bafoussam, Douala, au Nord et un peu partout ?
S.M. S.K.L: J'ai pu apprécier le dynamisme des fils et filles Babadjou et du peuple " Basso' sur l'étendue du triangle national est assez remarquable. J'ai comme l'impression que, mon intronisation a été un nouveau souffle d'un peuple qui croyait être perdu et qui se retrouve petit à petit et nul part dans les Bamboutos on a eu une intronisation pareille, parce que, tous les fils et filles Babadjou, les jeunes, vieux et vielles avaient mis la main à la pâte pour la réussite de ce grand évènement inoubliable. Je profite de l'occasion qui m'est offerte par votre journal pour une fois de plus remercier et encourager mes enfants afin que nous puissions continuer dans la même lancée et qu'ils sachent que le chef est là pour eux
O.E: Sa Majesté, lors de votre passage à Yaoundé et à Douala, le stade de Bependa était pratiquement plein. Comment est ce que vous vous êtes ressenti
SM S.K.L: En tant Chef traditionnel et comme vous le savez à l’ouest, le peuple est plus attaché aux institutions traditionnelles, je n'étais surpris parce que je connais la solidarité qu'il y a entre les fils de l'ouest et leur monarque, mais ce qui était le plus étonnant et qui m'a impressionné, c'est cette masse populaire qui était presque à 99% constituée des fils et filles Babadjou. Donc j'ai essayé de faire un recensement général et je me suis rendu compte que les Babadjou établis à Douala sont évalués à environs 10 à 12.000 Babadjou dans le Littoral et cela fait à ce que nous voyons le développement dans une ville économique comme Douala. Nous comprenons que ce dynamique peuple a un impact majeur dans le développement économique de notre pays. Donc c'était un sentiment de joie, et de fierté de voir que mes enfants participent au développement de notre pays
O.E: Sa majeste ,vous êtes un jeune monarque et les jeunes comptent énormément sur votre apport, ainsi qu'aux fils et filles de votre groupement. Quel est le principal message que vous avez porté à l'endroit de vos fils et filles ?
SM S. K.l: Merci pour cette question, j'ai demandé aux filles et fils Babadjou de l'extérieur comme de l'intérieur de travailler dur, parce que, voyez vous, j'ai été arête en 2017 et je n'étais qu'en classe de seconde, mais nous avions ensemble décidé, avec le conseil des notables et tous les patents réunis autour de moi que, je devrais continuer avec l'école. Si je suis allé de la seconde jusqu'en Master ll étant chef supérieur, je ne veux pas dire que ce Master ll va changer quelque chose en ce qui est de mes fonctions cheffalles, mais, cela m'a quand permis de comprendre un certain nombre de chose, notamment, le monde universitaire qui n'est pas souvent très facile parce qu'on trouve tout à l'intérieur. Je suis resté serein et le travail a payé. Je vais donc conseiller à ces jeunes de travailler et être respectueux, se contenter sur les études pour ceux ou celles qui continuent avec les études et les non scolarisés doivent se battre à faire quelque chose en se formant dans l'électricité, la maçonnerie, des charpentiers qui ne nécessite pas forcément des longues études. Je condamne ici la consommation de la drogue, parce que cela semble être pour eux, la vie facile et ce sont ces jeunes qui passent leurs temps à faire des dénonciations à tort et à travers.
O.E: Dans une récente sortie du président de l'association des chefs traditionnels de l'ouest , il condamnait fermement l'appellation des chef de quartiers "" Sa Majeste' et vous l'aviez également mentionné lors de vos prises de parole. Qu'est ce qui fait problème ?
SM.S.K.J: Ces chefs le savent et pendant mes tournées, je n'ai cessé de le rappeler lors des échanges que j'ai eus avec mes représentants dans les villes où, ils trouvent. Sa Majesté, dans le dictionnaire renvoie à l’autorité suprême et il n'y a personne d'autre au-dessus de Sa Majesté. Maintenant, Est ce que ces chefs de communauté, voire les chefs de quartiers qui sont en dessous du chef supérieur peuvent se faire appeler de la même façon que le chef supérieur ? Moi je leur ai toujours dis qu'ils sont des 'Nde" qui veut dire en français Sa dignité, J'ai commencé à faire cette remarque lors d'une réunion tenue à Yaoundé où j'étais assis avec mon représentant et un chef de quartier, quelqu'un a dit Sa Majesté, nous nous sommes retournés et j'ai même eu de la chair de poule. Nos représentants sont nos ambassadeurs de Yaoundé, Douala, Bafoussam et dans les autres villes. Nous nous rendons compte que c'est récemment que ces appellations ont commencé, ceci avec la contribution de l'administration qui essaye de vouloir créer un flou obscure en changeant les chefferies de quartiers, les quartiers en villages et il deviennent des Majesté. Quelque part, l'administration peut être à l’origine, peut ce que l'administration voulait mettre sur pied était bien fondé, mais. cela n'a pas été bien réfléchi.
O.E: Sa Majesté, un chef c'est sa capacité d'écoute surtout envers ses élites et forces vives. Quelles est l'ambiance qui règne entre Sa Majesté, ses fils et filles ?
SM S. K.L: Merci pour cette question assez pertinente, je dirai que mes relations avec les élites sont très bonnes et vous savez en pays Bamiléké, elles portent le développement par biais de leur chef supérieur et pour cela, nous nous devons de garder de très bonnes relations avec ces élites, parce qu'elles sont capables d'amener quelque chose qui peut charger la physionomie du village. Cela ne voudrait pas dire qu'elles vont se lancer dans certaines dérives. Une fois à la chefferie, elles doivent savoir qu'elles dont devant leur père et se soumettre à son autorité
O.E: Sa Majesté que dites vous à vos populations ?
SM S.K.L: Merci encore pour cette opportunité que vous m'offrez, car c'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de s'adresser à sa population, parce que le chef ne parle pas tous les temps. Je vais tout d'abord remercier le peuple "Mangwa" en général, et le peuple "Basso" en particulier pour tout ce qu'ils font pour la renaissance de nos cultures et traditions, nous les encourageons dans la même lancée, et nous sommes très fiers d'eux de par leur dynamisme et comportements. A cet égard, je tire un coup de chapeau à nos enfants. Je les exhorte à rester ainsi et s'ils se rapprochent d'avantage de la chefferie afin que, nous essayons de voir dans quelle mesure nous pouvons gérer certaines injustices qui se passent dans notre groupement. Je profite de l'occasion pour remercier tous les chefs de quartiers de Babadjou qui ont su se réunir autour du chef supérieur afin que, nous puissions travailler ensemble pour le bien être de nos populations.
O.E: Sa Majesté, si vous avez convenance, parlons maintenant du festival "Lereh" qui se tiendra dans les tous prochains mois .
SM S.K.L: Nous savons tous que, le groupement Babadjou dispose d'un festival appelé "Lereh" qui a été impulsé par mon papa et la première édition avait eu lieu en 2002. "Le Lereh " en lui-même est danse traditionnelle qui a été importée du village Balinyonga dans le Nord-Ouest. Le chef Babadjou s'étend rendu là-bas pour une cérémonie avait admiré les pas de danse qui l'avaient marqué et du retour à la chefferie, il a dépêché quelques notables pour aller apprendre à jouer ces différents instruments et revenir à Babadjou où le chef avait fait de ça, la danse de sortie et c'est ce groupe de danse qui l'accompagnait. De la danse, on est passé à un festival qui se tient la 5ème semaine de l'année, c'est à dire du 24 Décembre au 31 Décembre et qui est un moment où le chef sort de son caractère mythique pour communier avec sa population et danser avec sa population, afin de demander la bénédiction aux ancêtres pour la nouvelle année qui arrive. Donc depuis mon arrestation en 2017 ce festival n'a pas eu lieu et nous sommes rendus aujourd'hui à 9 ans sans festival et je compte relancer festival en cette fin d'année 2026. Ce sera placé sous le signe de "la réconciliation, retour aux sources et à notre identité culturelle "
O.E: Sa Majesté, quel sera le contenu de cette 2ème édition placée sous le socle de la réconciliation du peuple "Basso"?
SM S.K.L: Ce festival va connaître plusieurs innovations. Vous savez que le site où la chefferie supérieure est installée maintenant n'est que le 3e site à cause des guerres de l'indépendance, du maquis, et avant celui ci , c'était à Bamedousso à côté de la tribune de la place des fêtes de Babadjou et mon arrière-grand-père Fo'o Temgoua lors de la conquête du maquis, son papa avait été décapité par le Pining qui sont répartis avec sa tête et aujourd'hui nous sommes en négociation le chef de ce village pour entrer en possession de son crâne. Nous savons aussi que, partout où le chef a vécu, il reste, c'est le bâtiment qui se déplace, l'esprit de la chefferie ne se déplace. Donc, ce qui est innovant dans ce festival, c'est que nous organiserons une marche de paix qui ira de la chefferie actuelle en procession jusqu'à l'ancienne chefferie, où le chef ira dans ma forêt sacrée demander les bénédictions et remonter retrouver sa population qui sera à la place des fêtes pour partager cette bénédiction. Donc nous descendrons là-bas avec les calebasses, du vin blanc, etc.. C'est le chef lui même qui se chargera de partager tout cela aux populations et il y a également une 2ème chose, c'est une danse qui a presque disparue à Babadjou " le kalalie" et c'est toujours le chef Temgoua qui avait importé cette danse du groupement Foto dans la Menoua. Elle sera dansée par moi même accompagné de quatre clans d'âges de Babadjou à savoir, des années 60,70.80, et 90 et c'est eux que nous allons faire renaître cette danse pour l'ouverture du festival et c'est la danse ' Lereh " qui viendra clôturer le festival, nous aurons des concerts géants, l'organisation des séminaires, des ateliers où on l'apprendra aux jeunes comment sculpter une chaise, une tête etc., art culinaire pour apprendre aux jeunes à préparer le taro qui est notre met traditionnel, le couscous, des assises où le chef lui même en tant que ingénieur agronome va prendre la parole pour parler de l'agriculture à ses enfants pour ne citer que ça.
O.E : Sa Majesté Babadjou est reconnue par son vin blanc. Quelle est la symbolique du vin blanc ici à Babadjou ?
SM S.K.L: vous savez, le vin blanc à Babadjou est une boisson très puissante et je dirai même mystique, parce qu'on ne fait rien sans utiliser le vin blanc, que ce soit la dot, la cérémonie des crânes, même lors du festival, on ne peut rien faire sans partager le vin blanc. Nous l'utilisons pour faire nos traditions, ce qui est presque la même chose dans tous les villages de l'ouest. Mais la particularité du vin blanc de Babadjou, c'est qu'il est le meilleur, les gens le témoignent, parce que le Raphia aide déjà la rétention d'eau souterraine et à plutôt tendance à bien donner dans les bas fonds où les eaux s’accumulent, or Babadjou étant sur les collines, nous avons les Raphias plutôt en amont, ce qui fait que notre vin blanc n'est pas dilué
O.E: Sa Majesté SambangkeingKaffoLangevin, vous êtes le chef supérieur Babadjou , ingénieur agronome . Quel est votre vision pour ce groupement dont vous avez la charge ?
SM S.K.L: Je voudrais faire de Babadjou, le village paradis si Dieu et les ancêtres le veulent, pour que ma vision soit propulsée et qu'elle soit acceptée par les populations, nous aurons le plus beau village de l'ouest , pas seulement sur le plan artistique, mais pour son développement et je vais profiter pour saluer les efforts fournis par Mme le maire de la commune de Babadjou qui ne cesse de nous émerveiller par la qualité et la qualité des projets qu'elle amène à Babadjou. Nous avons présentement un projet majeur qui est celui de l'eau et je me suis penché dessus et dans ma vision, il y a un livre que je suis entrain d'écrire et dedans, il y a une partie où, il est écrit " un village un point d'eau" . A la fin de mes tournées, ça sera la projet de la construction de la chefferie, voilà mes deux projets prioritaires à savoir de l'eau dans chaque quartier et la construction d'une chefferie de premier degré digne de ce nom qui reflète le dynamisme des fils et filles Babadjou. Ma vison est de développer Babadjou et d'inviter la jeunesse à participer au développement du village, parce que, nos jeunes ont tendance à croire que le développement c'est pour une catégorie de personne. Que chaque fils et fille Babadjou se sente élite à son niveau
O.E: Aujourd’hui c’est le jour de la cérémonie des jumeaux. Qu’est-ce qu’on peut en dire ?
SM S.K.L : La cérémonie des jumeaux a une particularité à Babadjou, parce que le chef ne marche jamais sans porter le chapeau qui est appelé en patois " Lebah', qui veut dire, le soutien parce que les populations ont déposé un fardeau sur la tête du chef et comme, il faut un coussin pour porter un fagot de bois. Donc, ce chapeau se présente aussi comme cette mousse. Donc quand une femme tombe enceinte, le chef attend une charge et avec les jumeaux, il en reçoit plutôt deux. La cérémonie à laquelle que vous avez assisté est une cérémonie où on vient me remettre ma charge lorsque les jumeaux sont déjà grands, mariés et c'est en ce moment qu'ils reviennent à la chefferie remettre la charge du chef et dès lors que le "Tagni ' me remet cette charge, il n'aborde plus de chapeau, donc ce que vous deviez connaître, c'est que à Babadjou, le " Tagni " qui n'a pas encore remis sa charge n'enlève pas son chapeau devant le chef, mais dès qu'il vient me remettre cette charge, il ne porte plus le chapeau , vice versa avec ma ' magni' qui ne peut pas faire allégeance au chef, mais dès qu'elle l'a déjà fait elle commence à faire allégeance au chef . Après ça, ils vont rentrer dans leur quartier respectif refaire la même chose dans la chefferie du quartier et après la ' magni " sera présentée sur la place du marché afin qu'on sache qu'elle est libre de tout mouvement et qu'elle n'est plus soumises à certaines contraintes. C'est vraiment une chance, parce que c'est rare de voir en une journée se dérouler deux cérémonies. De toutes les façons, depuis que je suis au trône, c'est ma première fois de recevoir deux "Tagni" .
O.E: Sa Majesté, est ce qu'il y a un mauvais sort sur le plan traditionnel pour ceux que ne font pas cette cérémonie ?
SM S.K.L : C 'est vraiment rare de voir un jumeaux qui a trente ans et qui n'a pas encore fait cette cérémonie. Ce n'est pas le chef qui va demander aux familles d’organiser cette cérémonie, c'est quand ça commence à peser que ce soit dans ton lieu de travail, au sein de la famille, vous commencerez à avoir des petites problèmes. Cette charge est constituée d'huile de palme, du vin blanc, régime de plantain, mouton, et surtout le poisson des jumeaux. En retour, le chef vous donne la poudre des ancêtres pour rentrer bénir les enfants et de la même façon, quand on accouche les jumeaux à Babadjou, le jour qui suit, on vient annoncer au chef qu'on a accouché et là encore cette annonce est accompagnée du bois des jumeaux qui sont les restes du bambou de Raphia. Vous voyez que tout tourne autour du vin blanc, du Raphia, du sel et la poudre d'acajou et là, vous le tenez en main jusqu'à la chefferie et vous ne saluez personne en route et c'est celui qui vous décharge à la chefferie qui vous dites bonjour.
O.E: Sa Majesté, lorsque vous parlez du Raphia, une question me vient à l'esprit . Le Raphia est en voie de disparition. Comment allez-vous faire ?
SM S.K.L : Ce sont ces Raphias qui sont les véritables détenteurs d'eau et nous nous sommes rendus compte que de plus en plus, les jeunes dans le souci de se nourrir, ou bien leurs familles se sont versés dans le maraîchers, tomates, carottes, piments etc et vous savez que Babadjou est grand bassin agricole. Donc du coup, en passant vous voyez trois Raphias et demain en passant vous voyez quatre pieds de tomates. Nous menons un combat dans ce sens et pendant le festival, nous allons remettre à 500 jeunes des pieds de Raphia à ceux qui ont gardé leur Raphia jusqu'aujourd'hui et nous sensibilisation les populations sur les biens faits du Raphia
Entretien mené par René MBONDJEU
Envoyé spécial À Babadjou.

