Le rêve de la destitution de Mme le Maire de la commune de Pete Bandjoun le 29 juin 2026 a viré au cauchemar. Le conseil municipal ayant plutôt renouvelé entièrement sa confiance à Mme le maire.
Tout commence en Avril 2026, lorsque l'exécutif municipal, Mme Maptue Fotso Nicky Love Epse Talla maire de la commune de Pété-Bandjoun reçoit une mise en demeure par une correspondance ampliee écrite adressée au préfet du Koung-Khi Lanyuy Harry Ngwany et à monsieur le procureur de la République près des tribunaux de première et grandes instances de Bandjoun. Cette correspondance signés des mains de David Kengne 1er adjoint au maire, Mme Maffokoua Eugénie 2eme Adjointe et du 4e adjoint dénonçait les irrégularités sur l'attribution des boutiques au mini centre commercial de Tobe et au marché central de Bandjoun, la distraction d’une somme de 575 millions au cours de cette opération et par la suite le vol des antivols par Mme le maire. Dès lors, un climat délétère s'est véritablement installé entre les différents acteurs, mais en réalité, cette correspondance venait s'ajouter sur plusieurs autres revendications non fondées et qui ont été suffisamment relayées dans les réseaux sociaux indexant également Lanyuy Harry Ngwany dudit département. C'est ainsi que, plusieurs démarches seront entreprises pour trouver des réponses à ce problème qui a fait couler beaucoup d'encres dans les marchés et autres points de la ville. A l'occasion de la tenue de la session du conseil municipal de l'évaluation à mi-parcours des projets, tout a été déballé.
PREMIER ACTE Réunis dans la salle des actes de la Commune de Pète Bandjoun, les conseillers seront dans un premier temps invités à visiter le parc des engins lourds de la commune situé en contrebas du palais de justice, où se trouvaient justement les antivols dont Mme le maire a été présentée comme les ayant détournés. Ici, les masques commencent à tomber et messieurs et dame 1er, 2em et 4eme Adjoint ont vu de leurs yeux ce qu'ils disaient distraits. Une fois de retour dans la salle, le préfet Lanyuy Harry Ngwany, les sectoriels, et les forces de l'ordre prendront connaissance de l'ordre du jour présenté par Sieur Nzie secrétaire général de la dite commune. Au menu de cette session ordinaire, d’évaluation à mi-parcours des activités de janvier à juin 2026. Sauf que l'on était loin de s'imaginer d'une tentative de destitution de Mme Maptue Fotso Nicky Love Epse Talla.
OUVERTURE DE LA SÉANCE Après l'exécution de l'hymne national, la vérification du quorum, 36 conseillers municipaux étaient présents et le conseil pouvait alors se tenir. Avec une extrême rapidité Me Fokoua Hélène, 2e Adjointe au Maire va exprimer un besoin de motion d'ordre et prendre la parole pour déclarer ce qu'il suit : _« Au nom du 1er Adjoint au Maire David Kengne et du 4e Adjoint au Maire ». Elle dénonce selon leur clan des irrégularités multiformes dans la gestion de la cité et estime que ces problèmes ne peuvent être débattus qu’en session extraordinaire. Elle justifie son argument juridique à travers l'art8cle 171 du Cgctd « La session actuelle n’est premièrement pas celle demandée par les conseillers municipaux. Deuxièmement, cette session viole les dispositions de l’article 171 du Code Général des Collectivités Territoriales Décentralisées qui cadre le nombre de sessions annuelles : le conseil municipal se réunit en session ordinaire une fois par trimestre », déclare Me Fokoua Hélène. Elle rappelle qu’une session ordinaire s’est déjà tenue le 20 Avril 2026. Mais l'était de s'imaginer un tant soit peu ce qui se cachait derrière cette motion d'ordre. C'est alors que les autres conseillers municipaux se rendront compte que l’exigence d’une qualification « extraordinaire » cachait un agenda simple : Débarquer Mme le maire de ses fonctions de maire de la commune de Pété-Bandjoun au profit de David Kengne plus connu sur le petit nom à Bandjoun de "Davido"
ZÉRO SESSION EXTRAORDINAIRE Immédiatement, Mme Gnie Angeline, Présidente du Groupe Communal Rdpc a remis la balle au centre : « Il peut y avoir un conseil municipal extraordinaire convoqué par le Maire, ou par les 2/3 des conseillers municipaux, ou par le représentant de l’État qui est le Préfet. Il ne l’a pas fait. Madame le Maire non plus. Et il me semble que les 2/3 des conseillers municipaux n’ont pas signé une demande de convocation de conseil extraordinaire. Je voudrais dire aux 1er, 2e et 4e adjoints au Maire que les dispositions de l’article 172 du Code des Collectivités Territoriales ne sont pas réunies ». Rendu à ce stade, l'on pouvait déjà comprendre avec aisance que le coup monté de toute pièce a échoué et les travaux pouvaient alors se tenir avec l'élection du conseiller municipal Jean Bosco Simo Tahakam, président de la commission des finances . Avant toute chose, le Préfet du département du Koung-Khi, M. Lanyuy Harry Ngwanyi a donné la parole aux protagonistes. Un moment d'échanges et de débats qui aurait permis à chacun de vider son ventre. Un exercice qui a permis tour à tour au 1er, 2eme et 4eme Adjoint de s’exprimer. Tous semblaient reprocher au maire une collaboration moins fluide, un présumé détournement de « plus de 575millions de francs CFA, la gestion et l’attribution des boutiques nouvellement construites au mini centre commercial de Tobe et que toutes ses allégations consignées dans un rapporte se trouvaient sur la toile. Mme le Maire qui manifestement s’attendait à ces attaques est alors montée au créneau pour répondre à toutes les accusations portées contre elle : A l’endroit du 4e Adjoint, Président des Présidents des Sous-sections de Poumegne, elle s’étonnera qu’il se soit associé au 1er et au 2e Adjoint au Maire qui écrivent une lettre contre le Maire RDPC comme eux, et « demandent à ces jeunes avec qui nous étions en campagne électorale, et qui étaient de l’autre côté, d’aller poster dans les réseaux sociaux ?» Après avoir fini avec le 4e adjoint, elle se tournera vers le 1er adjoint coupable de plusieurs péchés qu’elle énumèrera, entre autres : 1. Célébration de mariage litigieuse : « Vous avez commis 06 fautes graves dans les célébrations de mariage. Vous êtes allés à la résidence du patriarche FOTSO VICTOR, vous êtes assis au milieu de ses veuves et vous avez célébré le mariage sans que je sois au courant, alors que je suis Madame le Maire » ; 2. Lieu interdit : « La loi interdit la célébration des mariages dans les lieux privés. Il va toujours se déplacer pour aller dans les résidences privées célébrer les mariages ? » ; 3. Mariage sans publication : « Célébrer un mariage sans publication est interdit par la loi. Je vois un adjoint qui court pour aller célébrer ? » ; 4. Incohérence d’attributions : Monsieur le 1er Adjoint s’occupe de l’hygiène et salubrité, du désordre urbain et enfin officier d’état civil. C’est quoi la célébration de mariage comparée à l’hygiène et salubrité, la lutte contre le désordre urbain ? » ; 5. Non-respect du plan de permanence : « Nous avons un plan de permanence. Monsieur le 1er Adjoint ne se montre jamais, par contre tous les samedis il est là pour la célébration des mariages, etc. Des fautes qui du reste, avaient justifié sa suspension.
ARBITRAGE DU PRÉFET ET CONFIANCE RENOUVELÉE DU CONSEIL Le représentant de l’État a d’abord appelé les uns et les autres à faire le deuil du patriarche Fotso Victor Car, selon lui, « ce conflit trouve son origine dans la bataille de succession » ouverte après le rappel à Dieu du Maire Dotso Victor. M. Lanyuy Harry Ngwanyi a rappelé la genèse : « Trois candidats s’étaient déclarés pour continuer le mandat du Maire Fotso Victor. Après des tractions, un candidat s’est retiré et l’autre avait persisté, jusqu’à ce que Yaoundé vienne porter son choix sur Madame Maptué Fotso, qui était 1ère Adjointe en ce moment-là ». Il a suggéré à Mme le Maire Maptue Fotso Nicky Love Epse Talla de lever la suspension du 1er Adjoint au Maire David Kengne tout en indiquant au concerné de rester à sa place : « Il n’y a qu’un pilote dans un avion. Le Maire de la commune de Pète Bandjoun s’appelle Madame Maptué Fotso Épouse Talla et que la confusion cesse » a claironné Monsieur le préfet du Koung Khi. Après les débats, le Conseil municipal, réuni ce 29 juin 2026, a délibéré. On peut y lire les dispositifs ci-après : Article 1 : Prend acte du rapport présenté par *Madame le Maire Maptué Fotso Épouse Talla. Article 2 : Juge pertinents, conformes à la réalité et recevables les éléments présentés sur la réalisation et l’exploitation des projets phares : les boutiques du marché central et l’espace marchand moderne de Tobe. Article 3, Alinéa 1 : Félicite Madame le Maire pour l’ensemble du travail abattu. Alinéa 2 : L’encourage à procéder le plus tôt possible à l’attribution, aux meilleurs taux, des espaces locatifs encore libres : mini centre commercial de Tobe, cité municipale et autres, afin de consolider l’autonomie de la commune. Alinéa 3 : Lui renouvelle entièrement sa confiance et l’encourage à poursuivre sa mission de développement, de consolidation de l’autonomie financière et de renforcement de l’émergence de Pète Bandjoun. Séance tenante Mme le maire a annoncé de nouveaux chantiers notamment la construction d’une gare routière moderne, aménagement de l’échangeur de Bandjoun, et construction d’un hôpital annexe à Bandjoun pour maintenir le cap de l’émergence telle que prônée par le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA a-t-elle déclaré.
En définitive, plutôt que de la démettre, les conseillers municipaux ont félicité Mme le maire pour l'ensemble du travail abattu, l'encouragent à procéder le plus tôt possible à l’attribution, aux meilleurs taux, des espaces locatifs encore libres au mini centre commercial de Tobe, cité municipale et autres, lui renouvellent entièrement sa confiance et l'encouragent à poursuivre sa mission de développement, de consolidation et l'autonomie financière et le renforcement de l'émergence de la commune de Pété-Bandjoun
René MBONDJEU

