Politique
Session parlementaire de juin 2026 : Au cœur des questions orales
Présidée par le Très Honorable Théodore Datouo, président de l’Assemblée Nationale, la séance plénière du vendredi 12 juin 2026 a vu défiler au perchoir les députés et les membres du gouvernement.

L’intensité des échanges a permis de conclure que le peuple avait besoin des éclaircissements, des clarifications, des explications. Les députés ont interpellé le gouvernement sur plusieurs préoccupations liées à la décentralisation, à la gestion des biens de l’État et à l’état des infrastructures routières.
Le Premier Ministre sans langue de bois
Ainsi, répondant à une question de l’Honorable Mathurin Germain Bindoua (Rdpc), le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Joseph Dion Ngute, a rappelé que la gestion des déchets ménagers relève de la compétence des communes, tout en annonçant le renforcement des mécanismes d’accompagnement des Collectivités Territoriales Décentralisées. S’agissant de la question de la protection du patrimoine de l’État soulevée par l’Honorable Bénilde Djeumeni (Sdf) , le Chef du Gouvernement a indiqué que l’État fonctionne comme son propre assureur pour l’essentiel de ses biens, à l’exception de ceux engagés à l’international, qui doivent être couverts par des compagnies d’assurance.
Nganou Djoumessi et l’état du réseau routier
Au sujet des infrastructures routières, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a apporté des éclairages sur l’évolution des procédures techniques et financières relatives à l’aménagement de l’axe Mamfé–Akwaya. Avant de conclure que malgré l’insécurité qui empêche aux entreprises adjudicataires d’évoluer, le gouvernement n’a pas abandonné ce projet et continue d’entretenir ces différents tronçons routiers. Les travaux seront repris bientôt à l’issue des résultats études techniques en cours et cela avec un financement de la Banque Islamique du Développement
La question de l’honorable Ngo Issi Rolande épouse Mbock (Pcrn) a donné l’occasion au ministre des travaux publics de faire par anticipation l’état du réseau routier du Cameroun. Ainsi, en attendant le rapport annuel en décembre, il a expliqué que d’après le rapport de 2025, le réseau routier du Cameroun compte 121 873 Km de routes, dont 10940km bitumées, 47,3% en bon ou état de circulation, 52, 7% en mauvais état. Et de renchérir qu’une route est dite en mauvais état lorsque la vitesse de circulation ne peut pas y atteindre 40km/h. L’état de route se rapporte au confort de l’usager, à la vitesse de circulation, à l’existence d’un point de rupture de trafic. Le MINTP a expliqué que le processus de désenclavement des bassins agricoles notamment dans le Nyong Et Kélé est une préoccupation pour le Gouvernement. Il a aussi expliqué que certaines dégradations observées sur les routes sont liées aux fortes précipitations, aux contraintes de financement et à la surcharge des véhicules.
Cette séance de questions orales a permis aux élus de mettre en avant plusieurs préoccupations des populations, tandis que le gouvernement a réaffirmé sa volonté de poursuivre les réformes et les projets engagés dans ces différents secteurs.
Bon à savoir, pour la session en cours, la conférence des présidents a validé la vingtaine de questions orales portées par douze députés issus tant du Rdpc parti au pouvoir que de l’opposition, notamment du Sdf et du Pcrn.
La session de juin se poursuit avec un agenda riche et diversifié
Gabriel YOUBI
