Si rien n'a pu filtrer jusqu’ici sur cette affaire, c’est parce qu’elle implique un jeune supérieur à savoir Sa Majesté Sonkwe Djintsa Adrien chef supérieur Batcham. Il était dans une tenue banalisée au moment des faits, habillé en jean’s et casquette sur la tête. Selon notre source, les faits se sont déroulés dans la commune d'arrondissement de Bafoussam 2eme. Sa Majesté Sonkwe Djintsa Adrien s'était rendu dans la ville de Bafoussam pour ses aises dans les milieux de la nuit. Sans doute voulait-il se défouler après une longue journée de travail à la chefferie ? Toujours est-il question que, y étant, il a été aspiré dans des affaires de mœurs à l'origine de cette altercation qui sera suivi d'une bagarre généralisée dans cette boite de nuit située à quelques encablures du camp des sapeurs-pompiers vers l'ancienne mairie rurale. Ce point chaud est bien connu par les habitués du coin. Il s'agit du « snack bar » appartenant à un militaire encore en fonction. Une raison de plus pour plusieurs hommes en tenue de se retrouver dans ce milieu. C'est donc avec ces hommes en tenues que Sa Majesté Sonkwe Djintsa Adrien, chef supérieur de premier degré du groupement Batcham a déclenché la bagarre. Résultat de course, plusieurs bouteilles cassées, des dégâts énormes enregistrés, un militaire grièvement blessé à la tête, puis transporté de toute urgence à l'hôpital régional de Bafoussam de Bafoussam où, il avait suivi des soins intensifs. Sa Majesté qui savait incognito sera interpellé par les éléments de la compagnie de gendarmerie ll de Bafoussam, en patrouille puis conduit et enfermé à la brigade de Lafe Baleng, parce que, dit-on cette compagnie ne dispose pas encore de cellule. C'est alors qu'il va se présenter comme chef supérieur du groupement Batcham aux hommes en tenue quelques heures plus tard, mais après avoir passé plusieurs heures dans la cellule de cette brigade avant d'être sorti de là pour la compagnie. Grâce à plusieurs interventions de certains de ses fils, appelés dans la nuit. Vers 3heures du matin, Sa Majesté sera libérée avant de revenir néanmoins le lendemain se faire entendre.
Le sapeur-pompier en question en service au centre de secours des sapeurs-pompiers de Dschang qui avait été grièvement blessé à la tête trouve peu à peu guérison. Par la suite le propriétaire du Snack bar a porté plainte et demande que réparation de ses équipements détruits soit faite. Interrogé sur les faits qui lui sont reprochés, Sa Majesté Sonkwe Djintsa Adrien les a reconnus et plaide pour un arrangement à l’amiable. Pour l'heure, le dossier est pendant à la compagnie. Sauf que plusieurs questions taraudent les esprits. Comment un jeune chef peut se retrouver seul dans un milieu aussi mal famé comme celui-là, sans son chauffeur ou un membre de sa sécurité? S'il lui arrivait un problème grave en pleine nuit, où en serait la République aujourd’hui ? Il n’est pas inutile de rappeler que c’est dans des circonstances similaires que son géniteur aurait trouvé la mort alors qu’il n’avait que 7 ans. Le snack en question a été scellé par le sous-préfet Essono Bodo.
Une affaire d’âge de jeunesse
L'on se souvient que lors de sa prise de fonction à la chefferie supérieure Batcham, Sa Majesté Sonkwe Djintsa Adrien invitait les jeunes à un grand sens de responsabilité. Il les invitait à éviter des lieux de luxure, à être des exemples et modèles dans la société en évitant de cultiver, commercialiser, où fumer le cannabis et autres drogues. Il est aujourd’hui face à son miroir.
Reste cependant qu’il ne faut pas trop en faire. Nos investigations montrant que Sa Majesté Sonkwe Djintsa Adrien n'est pas le seul jeune chef à se retrouver dans cette situation. Nombreux de ceux qui sont des modèles aujourd’hui, sénateur, maire et autres sont passés par là quand ils étaient plus jeunes. Ces escapades dangereuses étant le signe d’une révolte de certains jeunes chefs, prisonniers des fers du protocole, à qui certains plaisirs de leur âge leur ont été interdits par les rigueurs des convenances dues à leur rang.
René MBONDJEU

