Le Cameroun se joint, le lundi 5 octobre 2026, au reste du monde pour célébrer les enseignants. Un moment de joie, pour ceux qui ont été intégrés dans la fonction publique, bénéficiant ainsi d’un simple salaire. C’est pour certains une autre journée de revendication. Ceux ou celles-là, sont communément appelés des enseignants vacataires. Dans le Département du Noun, comme partout au Cameroun ces derniers perçoivent une motivation dérisoire, pour ne pas dire salaire par abus de langage.
C’est ainsi que la célébration d’une journée dédiée aux enseignants, nous a poussé à tendre non seulement une oreille attentive pour écouter ces vacataires, mais également échanger avec plusieurs pour essayer de comprendre ce qu’ils endurent. Ces vacataires qui abattent un travail salutaire pullulent dans les Lycées, Collèges, sans oublier les écoles Publiques et Privées.
NOUS DEMANDONS QU’ON AUGMENTE NOS “SALAIRES”
Nombre de vacataires rencontrés souhaitent percevoir plus ! Sous l’emprise de la peur d’être chassés dans les établissements scolaires où ils enseignent, ils ont opté réagir dans l’anonymat.
À en croire leurs réactions, il y’a des écoles Publiques où les enseignants touchent, une faible somme de 15 mille ou 20 mille francs CFA à la fin du mois, tout en espérant d’être intégrés un jour. En dépit de la modicité de la somme ils se donnent à fond dans l’exercice de leur métier. Les Lycées et Collèges ne sont pas en reste. Comme concevoir qu’un enseignant puisse dispenser les cours de Lundi à Vendredi, pour décharger à la fin mois un montant de 30 mille francs CFA. Le Lycée ou le Collège qui semble faire la différence, motive les vacataires à hauteur de 45 mille francs CFA.
La plainte va au-delà, car il y’a des responsables d’Établissements qui coupent, parfois délibérément ce qui revient aux vacataires de plein droit en se camouflant, sous des raisons d’intérêts plus ou moins égoïstes. Au lieu d’inviter un vacataire qui s’absente à organiser les leçons de rattrapage, le patron du collège ou Lycée préfère diminuer l’argent destiné à son employé, pas pour redéployer dans une autre rubrique, comme ça se passe ailleurs, mais plutôt pour se remplir les poches tout simplement a-t-on appris.
Les vacataires ont fait mentionne de ce que c’est certains Directeurs d’écoles et Proviseurs qui payent leurs piges en lieu et place des Présidents de parents d’élèves. Une amalgame qui selon eux devrait être combattue avec la dernière énergie.
Au vu de tout ce qui précède l’amélioration des conditions vie des enseignants vacataires s’impose à tous les niveaux, en attendant l’autre épisode de la contractualisation pour utiliser leur propre terme.
LE CONSEIL RÉGIONAL AVAIT-IL PROMIS DE PRENDRE EN CHARGE LES ENSEIGNANTS VACATAIRES ?
Les uns et les disent, que le Conseil Régional, aurait planifié depuis l’année dernière leur prise en charge. Et si ce n’est pas le cas, les vacataires de l’Ouest, aimeraient être à la charge de cette noble et grande structure qui ne fait pas mal, de réalisations pour le bien-être des populations.
Et si les Conseils Régionaux du pays en plus de leurs missions, incluaient le paiement des enseignants vacataires, les parents d’élèves pourront saluer ce véritable Ouf de soulagement ! “
Il faut noter que la célébration de la journée mondiale des enseignants au Cameroun, est un tout petit peu étouffée par les anciens cris des enseignants qui, manifestants un jour, pour exprimer la précarité de leurs conditions de vie ont été dispersés de la plus triste des manières. Un souvenir dégueulasse qui reste gravé dans l’esprit de certains chevaliers de la craie blanche.
Journée des enseignants, la question colle est : Que faisons-nous pour améliorer leur train de vie ?
M MAMA MONKOUOP

