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Religion : Plus de 500 pèlerins ont regagné le Noun

Parmi les pèlerins accueillis dans le Noun, se trouve El Hadj, Cheick Nji Nsangou Mohammed Aboubakar Sidik Nouroudin Sin qui est allé rendre compte de son odyssée à Sa Majesté le sultan Bamoun.

Par Eclador Pekoua 3 min de lecture
Religion : Plus de 500 pèlerins ont regagné le Noun

Depuis quelques jours, plusieurs vagues de pèlerins ayant accompli en toute paix, tranquillité, sérénité le pèlerinage de l'année 2026 à la Mecque, ont regagné le Cameroun et général et l'Ouest en particulier. Dans le Département du Noun, un peu plus de 500 pèlerins ont été accueillis avec ferveur. Parmi eux un érudit pas le moindre de renommé National et international, El Hadj Cheick Nji Nsangou Mohammed Aboubakar Sidik Nouroudin Njoya Sin. Il a été accueilli avec faste et solennité, par les apprenants des instituts islamiques Siniyat, de Douala, Bafoussam, Foumbot, Koutaba et à Foumban. Partout où il s'est arrêté des élèves et nombre de parents l'ont reçu, avec des chants religieux chantés en toute fraternité et responsabilité, au rythme qui caractérise les différentes branches de la "Siniyat". À Foumbot comme à Koutaba, il a fallu que le pèlerin de carrure et à l'allure exceptionnelle puisse écourter, tout un programme conçu en son honneur pour pouvoir se rendre dans la cité des arts. Après deux unités de prière effectuées dans la mosquée Al Faida, en chantier de Koutaba, le charismatique guide spirituel qui retient presque toute les attentions, a mis cap à Foumban.

UN ACCUEIL MÉMORABLE À Foumban, tous les élèves de la Direction Générale des instituts islamiques Siniyat, sont sortis comme un seul homme, pour marquer d'une pierre blanche, le retour à la Mecque, de El Hadj Mohammed Nsangou Aboubakar Sidik Noureddine Njoya Sin. Entre chants, joie et commentaires chacun y a trouvé son compte. Un accueil non seulement de classe, mais surtout mémorable pour certains. " Nous sommes venus accueillir, notre grand guide, notre Enseignant (Oustaz ). Tous les élèves sont présents, les hommes les femmes étaient mobilisés juste après la grande prière de Vendredi. Vous pouvez imaginer ! Personne n'a bougé, on voulait vraiment réserver un accueil mémorable à notre Cheick. Un accueil que lui-même ne saurait oublier, peu importe le temps. Pour moi ce qui fait la force de notre guide c'est d'abord l'humilité, quand il enseigne vous avez le goût d'apprendre. Parfois on a l'impression que nous sommes au même pied d'égalité que lui ! Il enseigne et donne l'impression qu'il ne connait rien ! Il valorise d'autres enseignants au lieu de parler de lui-même. En plus de l'enseignement il nous parle de la vie, comment on devrait se comporter à la maison et en public. Le respect absolu, à l'endroit des autorités. Le respect de nos aînés. C'est grâce à lui que j'ai trouvé un travail. Il nous dit que le prophète Mohammed Pbsl, était un travailleur. Chaque fidèle musulman doit avoir son métier, car Allah n'aime pas les paresseux. Selon lui l'islam doit avancer, avec des musulmans travailleurs qui n'attendent pas chez les autres. Nous sommes très contents qu'il soit de retour dixit imam Kalil."

REÇU PAR LE SULTAN DES BAMOUN, COMME D'AUTRES PÈLERINS. El Hadj Cheikh Nji Mohammed Nsangou, a été reçu par son père, le sultan El Hadj Mohammed Nabil Mfonrifoum Mbombo Njoya, tout comme les autres pèlerins qui ont foulé le sol du palais des sultans Bamoun. Pour la petite histoire, la majorité des pèlerins du Noun, vont au palais recevoir la bénédiction du père du Noun, avant le départ pour le pèlerinage et reviennent à leur retour au palais, comme pour dire "père nous voici de retour de la Mecque." Une tradition qui, longtemps pérennisée mérite tout son pesant d'or, car selon nombre de guides religieux du Noun, c'est grâce au feu sultan Njimoluh Seidou, que l'islam est arrivé dans le Département du Noun. Après l'étape du palais, notre pèlerin s'est rendu au siège de la Direction Générale des instituts islamiques Siniyat, situé à Manka Foumban, pour un apéritif.

M. MAMA MONKOUOP