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FIFA World CUP 2026 Requiem pour les derniers représentants de l’Afrique

Malgré un arbitrage à tête chercheuse et ostensiblement tiré par les cheveux, l'Egypte retourne à la maison la tête haute. Un peu à l’opposé du Maroc qui a offert un bon bol de somnifère à l'Afrique avec un abandon du combat dès le coup d'envoi des hostilités.

Par Ouest Echos 4 min de lecture
FIFA World CUP 2026 Requiem pour les derniers représentants de l’Afrique

La terre a tremblé sous les pieds des Argentins pendant une quatre vingtaine de minutes et le champion du monde sortant a presque vacillé. La faute  aux poulains de Hossam Hassan intrépides et teigneux qui auront véritablement donné du change aux coéquipiers de Leonel Messi. Les Rouges et noir ne doivent pas à proprement parler rougir de leur prestation face à l'Albiceleste. A l'image de son jeune portier l'Égypte a livré un duel épique face au triple champion du monde. Les pharaons ont mené deux fois au score avant de plier l'échine dans le dernier quart d'heure. Du fait des signes évidents de lassitude des joueurs qui auront tout donné à l'image de Zico et Mounir remplacés. Mais d'avantage en raison des preuves ostentatoires d'un arbitrage controversé. La rencontre a laissé entrevoir une sophistication des décisions arbitrales pour casser les petites nations de football. Nul n'est besoin de parcourir le vade-mecum de l'arbitrage pour comprendre que le directeur de la partie, le français François Letexier n'a pas fait dans la dentelle et a choisi d'exceller dans le chiqué. Ses décisions ahurissantes et sa propension à distribuer des cartons jaunes aux membres du banc de touche égyptiens auront sapé le moral de la troupe conduite par Mohamed Salah. Pis encore un fait de jeu restera pour longtemps gravé dans les esprits : La non annulation du troisième but argentin malgré la faute au départ ignorée sur le capitaine égyptien dans la surface de vérité argentine. Auparavant, François Letexier avait cru nécessaire de faire recours à la VAR pour annuler le deuxième but égyptien. Une décision cocasse et inique qui  a renseigné à suffire sur le mindset de cet arbitre outrageusement voué aux gémonies par le continent africain qui n'est pas dupe. Le but refusé aux Pharaons était un signe avant coureur de la suite de la rencontre entachée par de multiples manquements et quelques injustices à l'endroit du représentant africain qui va au finish tomber les armes à la main. En récusant François Letexier avant le coup d'envoi, l'albiceleste a davantage mis une pression supplémentaire sur le français de 37 ans malencontreusement désigné pour diriger un match d'une telle envergure. Les Pharaons l'ont finalement appris à leurs dépens : La volonté et la hargne à elles seules ne suffisent point  pour détrôner une nation de football qui compte en son sein une icône, Lionel Messi. The Gold Digger is back !

 

Un Maroc à minima

Les poulains de Mohamed Ouahbi se sont présentés face à ceux de Didier Deschamps plus pour limiter les dégâts que tout autre chose. Cela s'est vu dès le kick off et tout au long de la première manche, les Lions de l'Atlas ont choisi de rester dans leur moitié de terrain et de défendre. Un choix tactique qui aura surpris plus d'un. Pour une équipe que l'on savait assez joueuse depuis le début de cette coupe du monde. Le Maroc qui avait inscrit quatre buts face à Haïti et trois buts face au Canada s'est mué de façon spectaculaire en une troupe portée plus sur la défensive que l'offensive. On pourrait bien reconnaître que son infirmerie était garnie avec l'absence remarquée de son attaquant fétiche Ismaël Saibari qui vient d'ailleurs de parapher un contrat professionnel avec le Bayern de Munich. Mais cette absence majeure n'enlèvera rien à la prestation assez décevante du dernier porte étendard africain sur lequel le monde entier avait fondé beaucoup d'espoir. A l'arrivée, une déception à la hauteur des espérances malgré un réveil tardif dans le dernier quart d'heure d'un affrontement déséquilibré au cours duquel Kylian Mbappe et Dembele se sont véritablement baladés. Leur remplacement à une quinzaine minutes de la fin de la rencontre prouve à suffire que l'opposition marocaine était réellement faible et très en dessous des attentes. Les Lions de l'Atlas, en dehors de quelques frappes lointaines, n'auront jamais constitué un vrai épouvantail pour les Bleus qui sont tombés sur du ''bois blanc'' et auront véritablement marché sur de l'eau. Nettoyant au passage leurs crampons sur des adversaires timorés, incapables de les regarder droit dans les yeux et de relever la tête. What a Shame !

Georges KEMENI