Lundi 22 juin 2026 16:17 · Heure du Cameroun
Bafoussam, Cameroun · 18°C · Ciel dégagé

GROUPE DE PRESSE

Sport

L'Afrique à la Coupe du Monde 2026 (2) : Le Sénégal n'a pas reédité l'exploit de 2002

Pour son entrée en matière face à la France, l'expérience a eu raison de la fougue de la jeunesse sénégalaise qui avait pourtant bien commencé la partie. Le génie de Kylian Mbappè a fait la différence...

Par Ouest Echos 3 min de lecture
L'Afrique à la Coupe du Monde 2026 (2) : Le Sénégal n'a pas reédité l'exploit de 2002
Après une première mi-temps remarquable et fort prometteuse marquée par une inefficacité mirifique devant la cage française, les supporters sénégalais ont vu leurs espoirs s'écrouler comme un château de cartes. En l'espace d'un quart d'heure, l'espoir suscité lors de la première manche s'est mué en véritable illusion. La barque des Gainde venus de Dakar a littéralement été bombardée à trois reprises, a pris de l'eau de toutes parts et a fini par chavirer à la suite de trois flèches assassines déclenchées par Kylian Mbappe et Barcola qui auront fait montre d'un sang-froid extraordinaire et d'un réalisme hors pair devant le portier Edouard Mendy. Les poulains de Pape Thiaw avaient pourtant suscité une lueur d'espoir sur la base de leur rendu au cours de la première manche. Cependant, l'inexpérience de leur jeune entraîneur, ancien joueur, qui dirige pour la première fois la sélection nationale en coupe du monde, aura été préjudiciable à la troupe conduite par Sadjo Mane qui aura été un peu en dedans pendant la majeure partie de ce match très fermé. Le Sénégal a laissé entrevoir beaucoup de brèches au niveau de son entre jeu en perdant beaucoup de ballons. La France ne s'est pas fait prier et comme un couteau dans du beurre, les attaquants sénégalais ont superbement exploité les boulevards créés dans la défense sénégalaise pratiquement dans la rue à plusieurs reprises. Un adage bien connu renseigne qu'à défaut de gagner un match, il ne faut pas non plus le perdre. Les champions d'Afrique 2025 ont été incapables de le faire et surtout de tirer avantage de leur bonne et spectaculaire entame de match. A rebours, la France ,mal larguée et assez timorée en première mi-temps, a su laisser le mauvais vent avant de planquer trois coups d'épée dans le dos du représentant africain dont le capitaine Coulibally (36 ans) aura exhibé en mondo vision de réels signes de lassitude en fin de rencontre. La preuve. L'ex defenseur de Naples fût véritablement dépassé par la fouge juvénile du societaire de Paris Saint Germain, Barcola, entré en cours de jeu et auteur du deuxième but de l'équipe de France. Au finish, il serait judicieux et honnête d'affirmer que la France a gagné la bataille tactique et surtout profité de la fougue juvénile de ses attaquants. Bien jouer n'est jamais toujours synonyme de gagner. Et en football, les erreurs et autres bourdes se paient cash. Le Sénégal qui a abordé cette rencontre avec le souvenir de la victoire historique face au même adversaire lors de la coupe du monde en 2002, était un peu trop sûr de lui et a fini par sombrer du fait même de l'immaturité criarde de sa ligne offensive. Au staff technique et aux joueurs sénégalais à présent d'en tirer toutes les leçons et de relever la crinière lors de leur prochaine sortie. Georges KEMENI.