Sport
L'Afrique à la Coupe du Monde 2026 (4) : Les léopards de la RDC font du bien à l'Afrique centrale
Devant le Président de la République du Congo Démocratique, les Léopards ont montré qu'ils avaient du cran et ont fait chavirer leurs supporters

Quand on a du caractère, on le montre. La maxime célèbre est aussi perceptible dans la sphère footballistique. Les poulains de Sébastien Desabre ont opposé une résistance farouche aux portugais annoncés hyper favoris avant le coup d'envoi de cette rencontre inédite. Le Sphinx congolais renaissait à l'occasion pour ainsi dire de ses cendres. Cela faisait pratiquement 52 ans que l'ex Zaïre n'avait plus pris part à la grande messe du football mondial. Lors de sa première expédition foireuse au mondial 1974, les joueurs venus du Zaïre (devenu la RDC) avait bu le calice jusqu'à la lie avec un bilan de trois matchs soldés en autant de defaites. A la clé, la déculottée historique subie devant la Yougoslavie, vainqueur sur le score de 9 buts à zéro. Le temps a passé et beaucoup d'eau a entretemps coulé sous le pont. Les portugais très confiants qui ont abordé cette rencontre avec un complexe de supériorité beat, semblent l'avoir visiblement ignoré. Trop suffisants et à la limite certains qu'ils n' allaient faire du ''petit poucet'' congolais une simple bouchée, la sélection managée par Bruno Martinez a été désagréablement surprise par une troupe soudée et galvanisée qui jouait devant le président de la République, Felix Tshisekedi bien présent dans la tribune principale. L'ouverture rapide du score par les portugais dès la 7e minute n'aura pas perturbé ni psychologiquement ni mentalement une formation congolaise au mental d'acier qui va méticuleusement tisser sa toile avant de remettre les pendules à l'heure avant la pause suite à un coup de tête rageur de son avant-centre qui mettait du front le cuir hors de portée du portier portugais. Tout au long de la deuxième mi-temps, le monde entier a découvert ahuri une équipe africaine qui a obligé le champion d'Europe 2020 à jouer à son rythme jusqu'au coup de sifflet final. A l'image de Cristiano Ronaldo sur lequel la presse transalpine avait fait un randam médiatique plus qu'assourdissant, la sélection portugaise suscitait de la peine car elle a étalé un jeu stéréotypé tout au long de la deuxième manche plongeant ses innombrables supporters dans le doute La faute à des Léopards intrépides et conscients de leurs forces et de leur valeur pour avoir éliminé le roi de la forêt, Les Lions indomptables du Cameroun de la fête mondiale du football au pays de Donald Trump. Que les futurs adversaires de la RDC se le tiennent pour dit : Les Léopards ne sont pas venir faire de la figuration cette fois et tant pis pour ceux qui ont tôt fait de vendre moins chère leur peau.
Georges KEMENI.
