Sport
L'Afrique à la Coupe du Monde 2026 (8) : Les Éléphants barrissent de joie, Les Aigles glatissent de douleur
La côte d'ivoire s'est brillamment qualifiée tandis que la Tunisie est sortie par la petite porte.

Après leur sortie en demi-teinte face à la Mannschaft soldée par une défaite sur le fil, les poulains d'Emerse Fae étaient attendus. Ils le savaient fort opportunement. Ils devaient réagir de belle manière et rassurer leurs très nombreux supporters. Ces derniers étaient repartis du stade la dernière fois avec un goût de cendre et surtout d'inachevé sous la langue. Le jeune éléphant, sociétaire de Villarreal, Pepe leur a remis du baume au cœur grâce à deux coups de patte en début de première et de deuxième mi-temps, scellant le sort du Curaçao qui quitte prématurément la compétition pendant que les coéquipiers du capitaine Kessie filent au deuxième tour. Les Éléphants de la Côte d'Ivoire se sont rachetés au bon moment et franchissent pour la première fois le cap du premier tour. Avec 6 points dans la gibecière, classée deuxième derrière l'Allemagne qui compte également 6 points mais avec un goal-average favorable, la côte d'ivoire constitue pour le moment,l'une des fiertés de la confédération africaine de football et de tout le continent.
A contrario, les Aigles de Carthage représentent une véritable honte si ce n'est une humiliation pour l'Afrique. La troupe conduite par Hervé Renard s'est une fois de plus inclinée pour la 3e fois devant le Portugal. Trois matchs, trois défaites,2 buts inscrits et 12 buts encaissés. Voilà le bilan sinistre et affligeant des Tunisiens dont le séjour ressemble à de la pure figuration. Apres la mise à l'écart de Sabri Lamouchi remercié par la fédération tunisienne de football pour résultat décevant (defaite 1-5 ), le nouvel entraîneur Herve Renard considéré à tort comme le Sauveur, n'a malheureusement pas pu redresser une barque dans la tourmente. Au finish, le bilan est piteux et rageant. Pour la première fois depuis 1974 avec la participation foireuse des Zaïrois à leur première coupe du monde, la Tunisie a réussi ''l'exploit'' de tirer tout un continent vers le bas, diluant de ce fait la grosse perf réalisée par les Lions de l'Atlas lors de l'édition précédente en terre qatarie.
Georges KEMENI.
