Le projet de « la sentinelle de Bakou » qui se trouve dans sa phase de finition et qui prend les allures d'un véritable centre éco-touristique, offre les services d'hébergement aux nombreux visiteurs. C'est d'ailleurs ce centre qui a servi de lieu d'hébergement du Gouverneur de la Région de l'Ouest et sa suite, lors des réunions du Cca/Cco tenues les 8 et 9 Juin 2026 à Bakou. A travers ce projet, la promotrice apporte ses efforts personnels pour accompagner la vision du chef de l'Etat dans la lutte contre le chômage en zone rurale. Cette ancienne haut cadre veut faire connaître son village natal à travers ce projet qui va permettre également de découvrir le riche patrimoine touristique de l'arrondissement de Bakou. Mme Garrigues Marie Noëlle née Tchokouajeu veut aussi apporter sa pierre à la construction de l'édifice Cameroun. Elle a accepté répondre aux questions de votre reporter. Lisez plutôt…
Ouest Echos : Quelle est votre réaction en tant qu’élite de Bakou après la tenue du Cco/Cca ? Mme Garrigues Marie Noe nee Tchokouajeu : Je suis très contente parce que quand je suis venue au début, c’était juste pour apporter une petite pierre à l’édifice de mon village. Aujourd'hui vu l'impact du projet, j'ai été très flattée et surtout quand le gouverneur m’a demandé de me mettre debout et a apprécié publiquement mon projet devant un parterre d’invités. Pour nos efforts fournis qui permettront d'accompagner la vision du chef de l’Etat Son Excellence Paul Biya, je ne peux qu’être contente.
O.E: Parlez-nous maintenant du Centre Éco Touristique de Bakou ? M.M.N: Je voudrai d’emblée vous dire que je suis une fille Bakou, même si je n'ai pas véritablement grandi ici au village. Quand j’ai découvert mon village, j’étais très émue et j’ai beaucoup apprécié ces chaînes montagneuses qui caractérisent notre arrondissement. J'ai voulu poser un acte positif en me disant pourquoi ne pas oser, au regard de mes nombreuses expériences, en réalisant un projet de grande envergure dans mon village natal, afin de contribuer au développement de mon village. C'est pour cette raison que j'ai créé ce site touristique qui permettrait non seulement au grand public d'avoir où dormir, mais aussi d'offrir de l'emploi aux jeunes.
O.E: Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans l’éco-tourisme ? M.M.N : Je dirai plutôt que c’est le fruit de l'expérience, parce que j’ai beaucoup voyagé. Et lors de mon dernier voyage au Congo Brazzaville où j'avais une auberge, cela m'a donnée une envie et surtout partout où je vais, j'apporte une plus-value chez les autres. Je me suis donc posée la question : pourquoi ne pas faire quelque chose chez nous à Bakou ?
O.E: Parlez-nous un peu de vous ? M.M.N : Je suis Mme Tchokouajeu Marie Noe Epse Garrigues. Je suis mariée et mère de plusieurs enfants. J’ai beaucoup voyagé et aujourd'hui, j'aspire à revenir dans mon pays. Ingénieure informaticienne où j’ai très peu travaillé, parce qu'il faut le dire, j'ai travaillé à la Cnps avant de quitter le Cameroun. Depuis 1992, je suis à mon propre compte. Vous comprenez que j’ai de l’expérience, car partout j’ai créé des entreprises qui marchent.
O.E : Que gagnez-vous dans un investissement comme celui-ci au village qui aurait pu se faire en ville pour plus de rentabilité ? M.M.N: A travers ce projet, je voudrai faire connaître mon village. Mon objectif est de permettre aux gens de découvrir le riche patrimoine touristique de Bakou. Que mon village soit connu dans le monde entier. Ce projet va également permettre d'accompagner la vision du chef de l'Etat et comme a dit le Gouverneur, même s’il n'y a que deux familles que nous allons recruter là-bas, c’est déjà une très bonne chose. C'est l'occasion pour nous d'accompagner la vision du chef de l'Etat son excellence Paul Biya.
Interview réalisée par René MBONDJEU

