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Terroir

Développement de la MENOUA Une affaire de tous : Cas de la route Melong/Dschang

Dans une récente tribune Menoua, Fier d’être Dschang, des élites du département en général et des Ministres en particulier étaient accusés de ne pas s’investir dans le développement du terroir. L’enquête de Ouest Echos révèle ce que ces accusations partent soit de l’ignorance de l’histoire, soit de la volonté de la tronquer pour ternir l’image de marque de ces élites qui, de tous temps se sont préoccupés de l’amélioration du développement de leur département.

Par Ouest Echos 6 min de lecture
Développement de la MENOUA  Une affaire de tous : Cas  de la route Melong/Dschang

La route Mélong/ Dschang,  22  ans d’histoire

C’est  en  avril  2004 que le Premier Ministre Chef du Gouvernement, a  procédé à la  pose de la première pierre de la construction de la Route Melong/Dschang.  Peter Mafany Musonge  était guidé sur le terrain par le  Pr. Etienne Charles  Lekene Donfack, Ministre de la ville et par la suite,  Ministre d'Etat, Ministre de l'habitat et du développement urbain

C’est ici l’occasion de saluer les efforts inlassables déployés par  le Ministre Joseph Claude  Mbafou auprès du Ministre Okouda pour l’aboutissement de ce projet. En son temps, le Ministre  Mbafou en était arrivé à dire qu’il faudra changer son nom si la route Melong/ Dschang ne passait pas.  Heureusement qu’après son départ du Gouvernement, son remplaçant au Ministère de la Ville, le Ministre d’Etat Lekene Donfack a assiégé les bureaux du Ministre Ambassa Zang des Travaux Publics jusqu’à la réalisation de cet ouvrage tant attendu.

Dans le processus d’accomplissement de ce projet, le Ministre d’Etat Lekene Donfack  a été accompagné  dans cette  préoccupation   « tribale » par des techniciens compétents  par trois fils de le Ménoua encore vivants. Il s’agit de l’ingénieur hors échelle Dongue Paul qui s’est rendu plusieurs fois à Tunis, siège de la Banque Africaine de Développement (BAD) où se trouvait bloqué le dossier de financement de cette route chargée d’histoire.  L’ingénieur Dongue poursuit aujourd’hui ses œuvres à Fongo-Tongo  en tant que Maire à la grande satisfaction des populations de sa commune. Citons également M. Mbah Samuel, fils de l’arrondissement de Penka-Michel dont l’appropriation totale du suivi du dossier au sein du Ministère des Travaux Publics a entrainé son limogeage.  Les pourfendeurs de nos élites sauront-ils qu’un fils de la Ménoua a perdu son poste du fait de son entêtement à défendre le dossier Melong/Dschang ?

Nous pensons aussi à ce fils Foto, Legodjeu Dejeujeu, point focal de la BAD au Cameroun et ainsi qu’à M. Tankoua Denis, fils du Ndé né à Dschang, qui ont tous deux, fait de la réussite de ce projet leur cheval de bataille.

Bon à savoir, le Ministre René Owona, de regrettée mémoire, ancien Secrétaire Général Adjoint de la Présidence de la République du Cameroun, ancien Directeur de l'ENSA de Dschang et Fils adoptif de la Menoua, de par ses conseils et son entregent a contribué à sa manière et en toute discrétion à l'aboutissement heureux de ce rêve.

Sans oublier, l'honorable Député François Ndi de la Menoua (Santchou), et tous les autres Fils du département qui ont, dans la discrétion la plus absolue, bataillé pour que ce projet devienne réalité. L’élite Dschang de Douala a-t-elle oublié comment elle s’est investie dans l’organisation de cette cérémonie de  pose de la première pierre de cet ouvrage tant souhaité par nos parents ?

Comme on peut le constater, après plusieurs décennies d’études techniques, de luttes, d’espoir et surtout de recherche de financement ce projet d’un coût global de 27 milliards de Francs CFA, financé sur fonds BAD, a abouti.

En rappel, il nous revient qu’à la veille des travaux de lancement, les stratèges du Rdpc avaient refusé que le Premier Ministre Musonge qu’accompagnaient de nombreuses personnalités, lance cet évènement dans une commune aux mains de l’opposition. Le maire Sonkin de la commune urbaine d’alors, n’a pas oublié cet épilogue de son mandat où le pouvoir ne voulait pas qu’il utilise cette réalisation comme thème de  campagne. Finalement, la cérémonie s’est tenue sur une pente raide dans la zone rurale de Foréké Dschang. Conçu et écrit à Yaoundé, apprendra-t-on plus tard, le discours d’accueil a été lu par M. Kenfack, maire de la commune rurale de Dschang favorable au pouvoir.

Malgré les désagréments que cause la falaise aujourd’hui, l’on s’accorde à reconnaitre que cet axe routier revêt une importance capitale.  En effet, la route Melong /Dschang a permis de réduire la distance entre le département de la Menoua et la Région du Littoral, principalement avec les villes de Nkongsamba et de Douala. Elle facilite la communication avec  Santchou qui est un autre arrondissement du département de la Ménoua.  L'accès facile aux terres fertiles de la plaine n’est pas un moindre atout. Par cette voie, les voyageurs quittant Dschang pour Douala feront l’économie de contourner par Bafoussam et BafangLa construction de cette route a permis aussi de réaliser un rêve cher à   Sa Majesté le Roi, Ministre résident, Djoumessi Mathias, pétitionnaire à l’ONU, qui voulait   créer une autre ouverture sur le monde

La cérémonie de démarrage des travaux avait drainé de nombreuses personnalités à Dschang et dont certaines apparaissent clairement sur cette image illustrative.

  • Peter MAFANY MUSONGUE, Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

  • Dieudonné AMBASSA ZANG, Ministre des Travaux Publics,

  • Étienne Charles LEKENE DONFACK, Ministre de la Ville,

  • François NGOUPEYOU, Ministre des Relations Extérieures,

  • Donald KABERUKA, Représentant Régional de la Banque Africaine de Développement en Afrique Centrale,

  • AMADOU TIDJANI, Gouverneur de la Région de l'Ouest,

  • Denis TANKOUA, Cellule BAD-Yaoundé,

  • NKENFACK, Maire de la Commune Rurale de Dschang,

  • ANDRADE GOUTEREZ, Entreprise, TECSULT International, Mission de Contrôle,

Ce rappel historique vise à démontrer que Melong /Dshang est l’aboutissement des efforts de petites mains invisibles que l’on veut à tout prix noyer dans la boue aujourd’hui.

S’agissant d’autres projets de développement, on peut citer notamment le bitumage des voies dans la ville de Dschang, pour dire qu’à une époque, sans remonter jusqu’en 1960, les principales artères de la cité, étaient recouvertes de goudron. Notons que c’est M Tchoufack Bernard du Groupement Fotetsa qui suivait la réalisation de ce projet.  Il s’est acquitté avec efficacité de son mandat  à la grande satisfaction des populations. En tout état de cause, il y eut une période où il n’existait ni boue, ni poussière à Dschang. Même la desserte du marché B avait été bitumée pour que les vendeuses ne déposent plus les vivres sur le sol.

Pour tout dire, l’entretien de ces ouvrages réalisés par le Gouvernement, relèverait normalement de la compétence de nos maires successifs.

Les accusations récurrentes contre les ministres originaires de la Ménoua invitent à déduire qu’ils ont été tous médiocres. A la réalité, c’est une caricature empreinte de mauvaise foi. En effet, nommés pour servir la République toute entière, ils ne peuvent en aucun cas ignorer d’où ils viennent. Personne d’ailleurs ne peut être amnésique dans un environnement national enveloppé par les nuages de la tribu.

 Quelle serait donc la solution pour avoir des ministres appréciés, au cas où il en existerait au Cameroun dans la mesure où l’acte de nomination paradoxalement renferme l’incompétence, la corruption et la méchanceté ?  Incroyable. C’est un vrai dilemme parce que toute promotion sociale crée des attentes, des projections népotiques (mon frère est en haut..) , des jalousies et à la fin, des déceptions. L’autorité de nomination devra-t-elle, à l’avenir consulter les habitants d’un département pour choisir « discrétionnairement » un ministre ? Faudrait-il, pour un meilleur contrôle des ministres, par la base, les faire élire à l’instar des conseillers municipaux, régionaux, des députés et des sénateurs ?

L’achat des brosses à tableau ou des gommes à crayons pour effacer les faits, déformer l’histoire est de notoriété publique. Pourtant, aucun projet n’est le fruit d’une génération spontanée. Feindre d’ignorer cette réalité, c’est opter pour la politique de l’Autriche consistant à enfoncer sa tête dans le sable pour échapper au danger.

Apprenons à encourager nos élites pour les booster à mieux se battre pour les intérêts de la population au lieu de jeter l’anathème sur des personnes que nous ne remplacerons pas forcément


LISTE DES FILS DE LA MENOUA AYANT ETE MINISTRES

  • Majest2 DJOUMESSI Mathias

  • ACHEUI Phillipe

  • Dr BOVEN

  • TESSAH Paul

  • KUETE Jean

  • ZOLEKO ZAMBO

  • MBAFOU Joseph Claude

  • LEKENE DONFACK Etienne Charles

  • FOGUI Jean Pierre

  •  MOMO Jean Dedieu

Gabriel YOUBI